(The Real Influencers) Part 1

Le monde de la mode. Le hip-hop. Comme ça on dirait deux choses opposées et pourtant. L’un n’va pas sans l’autre. Proof : Pharrell Williams. Virgil Abloh. Kanye West. A$AP Rocky. Mais avant, viens on retourne un peu en arrière.

On sait, hein, que le hip-hop, le style hip-hop, a toujours influencé la mode. Sinon on parlerait pas de #hiphopstyle. Mais y a un moment où on a vraiment commencé à nous prendre au sérieux et ça commence en 1986 (encore les eighties !!). Run DMC sort un son appelé My Adidas.

Adidas se sent flatté, mesure le succès du son et surtout, se rend compte qu’en effet, dans le Queens (quartier du groupe hein), le Bronx et partout ailleurs dans les quartiers new-yorkais, Adidas court les rues (au pieds des jeunes) notamment avec la Superstar, c’est l’cas de l’dire, modèle entièrement fondu dans le décor hip-hop. Du coup ? Bah du coup rien d’plus simple, Adidas propose une collab avec Run DMC et ça donne ça :

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Aujourd’hui on voit des collabs partout, tout le temps, on en vient même à douter de leur crédibilité en vrai. Mais à l’époque c’est un truc de ouf, Maggle ! Un truc de dingue ! Parce que là on donne au hip-hop un place sur la scène hype, carrément. Enfin, un peu. Mais en gros on l’met sur le devant de la scène et c’est juste wow. Adidas, c’est ouf, une collab, c’est ouf, le chèque, il est ouf – give us a million dollars! – tout ça dans les années 80 où justement le hip-hop représente une classe sociale démunie et oubliée du reste du monde. Merci Adidas (même si on sait que c’était pour l’profit), mais merci quand même. Shoukrane bezeeeeeeff 😀

Et pour répéter c’que j’répète depuis l’début, le style dans la culture hip-hop a un place de ouf (j’dis trop “ouf” aussi, non ?) On en parlait avec le B-Boying : le style détermine ton appartenance au mouvement. Tu peux pas arriver aux block parties en pyjama, Maggle, il te faudra un minimum de style, avec les moyens du bord. Dress to impress.

Et en parlant de moyens… Tu t’es déjà demandé pourquoi et comment les chaînes en or, les sneakers toutes clean et autres pièces chères avaient fait leur apparition dans la culture hip-hop ? Hehe j’vais t’apprendre un truc alors. Viens on retourne encore plus en arrière (oui ici on marche en ordre déchronologique, y a quoi ?). La nuit du 13 au 14 juillet 1977, New-York City B**** connaît le pire blackout de sa vie : coupure d’électricité générale des heures durant. Ça veut dire alarmes des magasins qui ne fonctionnent pas. Ça veut dire TOUTES les boutiques sont sans surveillance. Et puis il y a les jeunes from the ghetto *Swizz Beatz’s voice*, avec d’autres personnes, qui ont une idée de génie : aller piller ces boutiques. Non piller est un mauvais. Ils sont allés se servir plutôt #LoL Est-ce qu’ils ont eu raison ? Bah écoute, j’ai envie de dire que oui ! Car c’est à ce moment là qu’ils se sont procurés les chaînes en or – qui brillent – les diam’s, les nouvelles paires de kicks de marque et tout ce qui va avec. Et devine quoi ? Ça impacte le style vestimentaire des hip-hopers ! Du jour au lendemain, tu vas voir dans la rue des mecs arborer leurs bagues en or incrusté de diam’s, les dernière kicks immaculées et faire #blingbling en marchant. Alors pas tous, évidemment hein, y avait pas forcément assez de chaines pour tout le monde #LOL mais en tout cas ce blackout, au détriment des pauvres marques de luxes et bijoutiers de l’époque – joke -, est un événement marquant dans la mode et la culture hip-hop. Et dans la vie des jeunes 😉

Donc on reconfirme, le style a son importance – demande à Orelsan même. Comme les superstars d’Adidas, y a d’autres pièces de marque qui font partie de la garde de robe de base de tout B-Boy qui se respecte : les sweats Ralph Lauren, Tommy Hilfiger, les vestes Helly Hansen et bien d’autres. Et là, si t’es vraiment Maggle, tu t’dis, mais pourquoi en fait un mouvement venu de la rue met ces marques, presque de luxe pour l’époque, tant en avant ? Humm, j’crois qu’il y a plusieurs explications. En fait, si on va vraiment à la source de la source, n’oublions que dans la rue y a le hip-hop mais y a aussi les dealers. Oui oui, ils existent toujours et encore plus dans les années 80 grâce (enfin, à cause obviously) au crack qui fera des ravages et va surement changer le cours de l’histoire. Donc les dealers sont là et ils cartonnent. Du coup, quand t’es dealers et que ton business marche, qu’est ce qu’il s’passe ? Tu gagnes beaucoup d’argent ? Bravo ! Et quand tu gagnes beaucoup d’argent, tu fais quoi ? Et bah tu l’claques, notamment dans la sape car c’est la première chose qu’on verra chez toi qui dira si oui ou non t’as “réussi” ta vie. Donc si on veut jouer les perfectionnistes, on dira que le #hiphopstyle est influencé par les dealers. Car B-Boy, ou dealer, ou les deux à la fois, on côtoie tous les mêmes rues et forcément on est toujours inspiré par des personnes stylées qui arborent des pièces inaccessibles. Tu m’suis ? C’est là où des marques comme Ralph Lauren ou Tommy Hilfiger font leur apparence dans la culture avec leur style un peu loose mais pourtant chères. Elles sont pas forcément fières d’être mises en avant par les mauvaises personnes hein, mais ça c’était avant de se rendre compte de l’impact du hip-hop dans le monde.

Sooo les dealers influencent avec leur style pour ce qui est du luxe, puis les stars du hip-hop qui commencent à réussir avec leurs ventes deviennent elles aussi acheteuses de grandes marques et donc vitrines pour le reste de la communauté. Sauf que. C’est bien mignons d’avoir de l’argent et d’aller chez Fendi, mais quand la marque ne propose rien qui va avec ton style, c’est compliqué un peu, non ? C’est ce qui explique le succès des marques de sportswear et surtout le huge succès d’un dénommé… Dapper Dan ! Alors oui, Adidas est la première marque au monde à faire une collab avec le hip-hop en 1986. Mais en 1982 y en a un, de la rue directement, qui se rend compte déjà qu’il y a un manque dans c’que propose l’industrie “fashion” par rapport à c’que la culture hip-hop aime porter. Et donc il force la collab xD. Dapper Dan le génie, Dapper Dan le visionnaire, Dapper Dan le tailleur. En quoi est-il génie ? Non mais oooh ! Tu devrais l’savoir ça ! Dapper Dan ouvre sa boutique à Harlem en 1982. Il choppe des chutes de tissus de marques type Gucci, Louis Vuitton, MCM… et de là il fait naître la mode du logo à la sauce hip-hop : de ces chutes, il crée des pièces hip-hop genre jogging, baggy, bombers et tout le reste de l’artillerie d’un B-Boy. Sans l’accord des marques parce qu’on s’en fout et que nous, on nous demande jamais notre avis, pas vrai ? Bref, tu t’en doutes, ça fait un carton. Chez ceux qui ont les moyens of course, mais toujours est-il, c’est comme ça que Dapper Dan marque la culture hip-hop : il permet à nos stars de se démarquer tout en restant luxe. Certains diront appropriation moi j’dirais : il fait ce qu’il veut avec ce qu’il a. #HipHop

 

 

Alors je récapitule vit’fait : les dealers, qui en vrai étaient là avant que le hip-hop n’embrase les rues, influencent le style hip-hop. Dapper Dan met le luxe au goût du jour et Adidas révolutionne en faisant un collab avec un groupe de rap issu d’un mouvement d’incompris…. Est-ce qu’on s’arrête là ? Mais pas du tout ! On est qu’en 86, Maggle, encore 30 ans à décortiquer ! Bon du coup j’vais pas te noyer avec trop d’infos et comme j’suis super cool comme Nana, la suite arrive très soon – quoi ? Deux articles en une semaine ? Non, là t’as menti hein 😉

Keace – kiss – & Peace

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